Les hélicoptères russes ont prové leurs caractéristiques tactiques et techniques élevées, ont démontré leur capacité à accomplir les missions de toute complexité et ont également reçu l’évaluation opérationnelle élevée de la part du personnel navigant de l’aviation militaire dans la plupart des pays du monde.

Il ne fait aucun doute que telles formulations « mielleuses » sont encore utilisées comme mantra par les dirigeants de « Rosoboronexport », y compris lors de leurs rapports « en haut », malgré les échecs évidents de la coopération militaro-technique et une série d’accidents aériens sensationnels qui ont eu lieu à travers le monde.

Il est à noter qu’en 2017, Dmitriy Shugaev, le chef du Service Fédéral de Coopération Militaro-Technique (SFCMT) de la Fédération de Russie, dans une interview au journal « Rossiyskaya Gazeta » (trad. – Le Journal Russe) a déclaré ce qui suit: « Dans le monde entier une attention particulière est attirée sur nos hélicoptères ». Ses paroles étaient prophétiques. Mais l’attention internationale a été portée sur la base de motifs complètement différents, cela dit, absolument pas les motifs dont le responsable russe rêvait.

Expérience indonésienne d’exploitation d’hélicoptères russes

En juillet 2020, Lyudmila Vorobyova, l’ambassadrice de Russie en Indonésie, lors d’un entretien avec « RIA Novosti » (trad. – RIA Nouvelles ) était pleine d’optimisme et a déclaré un « solide bagage du progrès » dans le domaine de la coopération militaro-technique. Cependant, l’absurdité, le surréalisme et la folie de la situation autour du contrat russo-indonésien pour la fourniture d’hélicoptères prouvent le contraire. Dans une certaine mesure, ce contrat peut même être comparé au tapageur best-seller de Vladimir Beshanov « Cercueils volants » de Staline (russe – « Летающие гробы » Сталина). « De plus en plus bas et de plus en plus bas ».

Avec toutes les « performances exceptionnelles d’un hélicoptère en vol », la qualité de maintenance d’après-vol, de réparation et de modernisation de ces hélicoptères par les entreprises russes s’est avérée déplorable. Le principal problème de tous les hélicoptères était l`écoulement de la matière lubrifiante du moyeu du rotor.

Il s’agit de fait qu’après l’atterrissage de l’hélicoptère, le personnel technique monte jusqu’à l’hélice et attache un gobelet en plastique d’un litre à la base de chaque aile d’hélice afin que le lubrifiant s’écoulant ne salis pas le fuselage!

Par la suite, sous la pression d’opérateurs étrangers, le constructeur (Bureau de construction nommé d’après « Mil », la Fédération de Russie) a officiellement reconnu ce problème, le qualifiant comme défaut industriel émergeant dans les pays à climat chaud. Et puis – c’est tout! Pour résoudre ce problème, ni « Rosoboronexport » ni le « Centre National de Construction des Hélicoptères nommé d’après Mil and Kamov” n’ont rien fait, du tout.

En fait, les Indonésiens ont été abandonnés à leur triste sort. Ce n’est que grâce aux efforts titanesques du personnel technique local que ce problème a été résolu. Ils devaient en outre acheter l’équipement nécessaire pour éliminer le défaut susmentionné.

Cependant, personnel technique n’a pas été libéré de tournament là. Les pièces de rechange, les composants et les ensembles des hélicoptères achetés par Jakarta de la Fédération de Russie, n’ont pas supporté la durée de vie utile déclarée et sont tombés en panne presque immédiatement après le début d’exploitation.

A titre d'exemple, on peut citer une situation similaire autour du contrat russo-lituanien. Ainsi, en 2016, l’entreprise "Helisota" (Kaunas, Lituanie) a effectué des réparations de Mi-17-V5 l'hélicoptère, numéro de série 360М04. L'hélicoptère est retourné à l'unité militaire, à première vue, en parfait état. Dans le même temps, après 60 heures de vol, il s'est avéré que la transmission, qui a été achetée à l'entreprise Ural (la Fédération de Russie) est dans un état impropre à une poursuite d’exploitation, c'est pourquoi l'hélicoptère a été placé dans un hangar pour le stockage et son exploitation a été suspendue.

Toutes les tentatives d’effectuer une réparation de la transmission sous garantie sont restées infructueuses. En conséquence, la transmission a été renvoyée à la Fédération de Russie pour des réparations sous garantie et … y est restée entreposée pendant plusieurs années! Le fabricant a refusé toute obligation, invoquant prétendument la faute de l’entreprise lituanien. Pendant plus de cinq ans, le problème des réparations n'a pas été résolu et l'hélicoptère était dans un état inutilisable pour les vols.

Après les événements susmentionnés, le commandement de l’Aviation Légère de Forces Terrestres de Forces Armés de la République d’Indonésie a décidé d’envoyer trois hélicoptères en réparation capitale en Fédération de Russie et de recevoir des services mentionnés directement du constructeur. En 2019, l’Aviation Légère de Forces Terrestres a reçu trois hélicoptères Mi-35P réparés. Cependant, la qualité des réparations a été reconnue comme insatisfaisante par le commandement du 31-e escadron.

En général, la réparation a été réduite au niveau d’expertise du fuselage, de la repeinture et du dépannage des composantes et des appareils principals d’hélicoptères. Mais après telle réparation on a pu observé les hublots avec des fêlures et d’autres défauts. Et l’un des hélicoptères portant le numéro d’immatriculation HS-7151 a été immédiatement interdit de fonctionnement en raison de défauts dans les pales du rotor. Dans 50-60 heures de l’opération, des rayures d’enduit et de peinture sont apparus et des trous se sont formés dans les sections des pales.

Le commandement de l’escadron a déposé une plainte officielle et une réclamation, mais il n’y a toujours pas de réaction de la Fédération de Russie et maintenant l’hélicoptère n’est pas utilisé.

Une autre tentative de réparation de l’hélicoptère à l’aide de pièces de rechange russes a entraîné un autre gaspillage de fonds budgétaires. Ainsi, en 2021, la société indonésienne « PT Baswara », qui est le partenaire officiel de la Société par Actions « Hélicoptères de Russie » et l’enterprise « Aviahelp », a décidé de ne pas jouer son destin, mais d’envoyer l’hélicoptère russe à la société lituanienne « Helisota » pour réparation. Malheureusement, en raison d’un vain effort d’économiser de l’argent, les Indonésiens ont à nouveau acheté une boîte de réduction de fabrication russe et ont répété leur expérience de 2016.

D’après les résultats du contrôle de la boîte de réduction (numéro de fabrication 12190700411) fabriquée le 19 août 2019 (selon le passeport), les techniciens de « Helisota » ont découvert de graves pannes de boîte de réduction(en particulier, la présence de copeaux de métal dans le lubrifiant de la prétendument nouvelle boîte de réduction russe). Le commandement de l’Aviation Légère de Forces Terrestres de la République d’Indonésie a été contrainte de réviser le budget pour 2021, d’abandonner certains programmes importants afin d’acheter une boîte de réduction supplémentaire et d’achever la réparation de cet hélicoptère.

Par conséquent, il n’est pas surprenant que le commandement de l’Aviation militaire de la République d’Indonésie ait une attitude plutôt négative à l’égard des perspectives de coopération avec les entreprises russes correspondantes.

En conclusion, je voudrais faire une envolée lyrique. Certains considèrent qu’un journaliste, décrivant certains événements et faits, doit être impartial et doit éviter les jugements de valeur. Dans une certaine mesure, c’est correct. Mais quand même …
Réfléchissant sur l’accident d’avion en Inde et en comptant tenu de tous les faits susmentionnés, j’ai personnellement une étrange association avec la coutume de l‘inhumation céleste. (C’est quand dans certains pays de la région Asie-Pacifique, le cercueil avec le décédé n’est pas descendu dans le sol, mais il est attaché à une falaise abrupte, et le corps du décédé semble flotter dans l’air). C’est peut-être le véritable but d’acheter des hélicoptères russes ?

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